
Ayant perdu au jeu de cartes, un fils d’épiciers est provisoirement tiré d’affaire par le Diable de la contrée. Un an et un jour plus tard, il doit honorer sa dette. La chance l’accompagne : l’une des filles du Diable est d’accord pour l’aider.
EXTRAIT :
– Personne, m’entends-tu, personne ne me prendra ma fille avec ou sans mon consentement !
Il m’a considéré aigrement :
– Et comment pourrais-je vous la prendre ? Le combat est trop inégal. Vous gardez les atouts dans les manches et les sortez à votre guise. Vous changez la règle tout le temps. Vous trichez comme je respire. « Preuve vivante », si vous le dites, je saurai édifier le monde sur ce que vaut votre parole.
– Le monde, ai-je ricané, connaît bien ma chanson, allez. Depuis lurette, le monde est édifié… Allons, je veux bien consentir à une prolongation. Je te propose un nouveau marché : j’accepte de te donner ma fille dernière, ma fille première en mon cœur, si tu me prouves que c’est bien elle que tu désires…
Ma fille du Diable fait l’objet d’une lecture musicale.